Tentative d’escroquerie spectaculaire dans les universités publiques Ivoiriennes.

Libre Opinion-2/8/2012

Nous saluons le gouvernement pour avoir écouté pour la première fois, mais exigeons une enquête sur cette grave tentative d’escroquerie, afin de traduire les auteurs devant la loi.

En ce qui concerne l’arrête Ministre Ibrahima Cissé Bacongo, je tiens a interpeller les autorités du pays qu’un seul individu ne peut réfléchir sur ce sérieux problème des étudiants qui sont restés régulièrement dans les facultés pendant des années. Je crois qu’il y a eu un laissé aller de la part des universités et ou des gouvernements précédents.

Je crois savoir qu’il y a des règles qui canalisent le fonctionnement des infrastructures scolaires nationales depuis le primaires jusqu’au supérieur. Alors comment et pourquoi des milliers d’étudiants ont pu passer 10, 15 ou 20 ans dans les facultés? Il faut d’abord situer les responsabilités à ce niveau. Qui assume cette responsabilité ? Est-ce les étudiants concernés, les responsables des universités ou l’état de Côte-d’Ivoire ? Nous avons entendu parler de couverture atomique ect…

Je crois qu’il faut d’abord courageusement identifier les causes de ce cumule irresponsable et inacceptable avant de dégager les perspectives qui s’imposent. Nulle ne peut accepter que des individus s’éternisent en faculté mettant ainsi mettre en péril l’avenir de plusieurs générations.

Mais quand on se trouve face à une situation qui concerne des milliers d’individus, des Ivoiriens et Ivoiriennes, qui n’assument pas forcement la responsabilité directe du problème ou qui ont simplement bénéficié des défaillances du système en place, il faut nécessairement une approche plus humaine que militaire pour trouver les solutions qui s’imposent. On ne gère pas les problèmes de l’état comme on ne peut le faire pour les manœuvres de sa plantation.

Les étudiants concernés dont le nombre est estimé en milliers ne peuvent être directement responsables de cette défaillance inacceptable. Si les causes sont identifiées et les responsabilités situées, alors des solutions seront dégagées selon chaque cas. La solution doit être plus humaine que dévastatrice, tenant compte des circonstances individuelles des étudiants. Il faut donc responsabiliser un comité d’individus de l’environnent scolaire, syndical, social et juridique pour rapidement réfléchir sur ce problème. C’est une difficulté nationale qui dépasse les responsabilités du ministre qui a pris l’arrêté.

Plusieurs options peuvent être exploitées, notamment; une dernière chance en faculté dans un contexte de paix, la création d’infrastructures universitaires de circonstance, l’orientation dans d’autres disciplines, dans l’armée, dans la police, dans l’enseignement primaire et secondaire, dans des centres de métier etc…

Gogognon