Ivorian.Net-17/9/2012
Monsieur le Président,
La côte d’ivoire est occupée par l’armée française, il ya maintenant dix sept mois. Jusque là, cette armée d’occupation n’arrive pas à maitriser ses collaborateurs locaux que constituent les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), la milice tribale d’Alassane Dramane Ouattara. Cet ensemble ethno-mystique composé à 98% de ressortissants du Nord de la Côte d’Ivoire, tue chaque jour des ivoiriens considérés comme des partisans de Laurent Gbagbo. Ceux qui ont encore la chance, sont jetés en prison dans des camps de concentration, et le mot n’est pas fort, à Abidjan et au Nord du pays, des preuves existent.
La presse de l’opposition est totalement muselée avec la suspension intempestive des quotidiens pro-Gbagbo et des attaques ciblées de leurs sièges. Monsieur le Président, dans un régime démocratique, les citoyens ont le droit d’exercer leur autonomie politique à travers la liberté d’expression. Par conséquent, la fonction essentielle de la presse consiste à leur donner les moyens de développer leur sens critique et leurs opinions, d’évaluer leurs représentants et leurs gouvernants, et de former en fin de compte, leur jugement politique au cours des élections.
Dans le cadre de la Côte d’Ivoire qui a choisi comme votre pays le Bénin, le pluralisme politique et la démocratie, Il est indispensable que la presse puisse fournir aux populations souveraines, des informations pertinentes sans dissimuler des critiques et des faits déplaisants aux gouvernants. Le pouvoir autocratique et répressif institué depuis plus d’un an en Côte d’Ivoire, est en train de mettre en place les conditions psychologiques d’une autocensure par la terreur et d’une censure formelle.
Monsieur le Président, la liberté d’informer est si essentielle à la démocratie qu’elle ne saurait être limitée sous aucun prétexte. La censure de la presse de l’opposition en Côte d’Ivoire est une grande absurdité, car le niveau de démocratie d’un pays se mesure par la liberté d’expression de sa presse. Dans ce sens, le Bénin votre pays, est un exemple et la Côte d’Ivoire ne peut revenir en arrière malgré les intimidations du Gouvernement.
Monsieur le Président, les ivoiriens traumatisés par les bombes de la Licorne et de l’ONUCI ont droit à l’information, ont besoin d’informations justes et plurielles, pour mieux comprendre ce qui leur arrive. Ils vivent déjà dans une angoisse quotidienne, avec en toile de fond, le spectre récurant de coups d’Etat, ceci depuis le 11 avril 2011. Cette date restera à jamais historique, avec le kidnapping par la Licorne, de Laurent Gbagbo, Président élu par le peuple ivoirien, le 28 novembre 2010. Incarcéré à Korhogo au nord de la Côte d’Ivoire, dans des conditions inhumaines, il a été déporté à la Haye, dans la prison de la Cours Pénale Internationale (CPI) pour dit-on, crime, contre l’humanité, sur ordre de Nicolas Sarkosy, soutenu par Aboulaye Wade et Blaise Compaoré.
Monsieur le Président, vous convenez avec nous, qu’il y a là, une injustice notoire devant laquelle, on ne peut rester indifférent, quand on sait en plus que, ceux-là mêmes qui ont tué et continuent de tuer les ivoiriens, paradent librement et fièrement en ce moment à Abidjan avec des grades militaires couverts de sang.
Le peuple d’Eburnie et les dignes fils d’Afrique ne peuvent naturellement accepter cette injustice, ni aujourd’hui ni demain. Nous ne cesserons jamais de le dire, la résolution d’un contentieux électoral comme celui qu’a connu la Côte d’Ivoire, devait nécessairement passer par un recomptage des voix ou par l’organisation d’un autre deuxième tour, dans des conditions sécuritaires améliorées, dans le nord du pays, pour départager Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara.
Dans la résolution de cette crise, l’Union Africaine, dont vous êtes aujourd’hui le Président en exercice, avait officiellement rejeté l’option militaire que recommandait Alassane Dramane Ouattara, en prônant son règlement pacifique. Mais en réalité, elle avait choisi, avec des Chefs d’Etat françafricains, dans le fond, en harmonie avec Nicolas Sarkosy, une intervention militaire tenue bien secrète, le reste n’était que dilatoire.
Tous les observateurs internationaux reconnaissent aujourd’hui que l’Union Africaine a joué à un jeu trouble en voulant en même temps une résolution pacifique et une opération militaire pour résoudre la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. En effet, durant sa 259eréunion le 28 janvier 2011, dans le cadre de la résolution de ce conflit postélectoral par la voie du dialogue, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine, , rappelait qu’il était pour une solution pacifique et nommait, dans le même ordre d’idées, un panel de chefs d’États pour régler pacifiquement cette crise. Ce panel était composé de vos pairs d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, de la Mauritanie Mohamad Ould Abdel Aziz, du Burkina-Faso, Blaise Compaoré de la Tanzanie, Jakaha Kikwete et du Tchad, Idriss Deby Itno.
Il faut rappeler que l’Union Africaine avait même nommé le Cap-verdien José Brito, comme son Haut représentant en Côte d’Ivoire, deux semaines après les conclusions du panel, le 10 mars 2011, ce jour là, paradoxalement, le Conseil de Paix et de Sécurité de cette même institution, avait pris soin de reconnaitre l’élection d’Alassane Dramane Ouattara, comme Président de la République de Côte d’Ivoire, alors que Laurent Gbagbo, sûr de sa victoire, réclamait le recomptage des voix.
Nous savons aujourd’hui, que le diplomate cap-verdien, avait été nommé par l’UA, pour créer un faux blocage, puisque, forcement, Alassane Dramane Ouattara allait le récuser. Celui-ci a toujours considéré Pédro Pires, le Président cap-verdien comme l’ami de Laurent Gbagbo.
Tout le balaie diplomatique engagé, alors que les rebelles généralisaient leurs attaques à tout le pays, n’était qu’une séquence bien montée par les Présidents Wade, Goodluck et Compaoré, dans le scénario globale du renversement du régime de Laurent Gbagbo, Président inattendu, dont le sort avait été scellé par le système impérialiste et néocolonialiste français, depuis son élection en octobre 2000.
Monsieur le Président, vous en savez plus que nous, sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire mais, nous faisons ce petit rappel pour montrer à quel point l’Union Africaine est divisée et donc, par conséquent, incapable de parler d’une seule voix et de régler les nombreux conflits que connait notre continent. C’est vrai, il est difficile de se mettre d’accord à 54, car les intérêts de nos pays, anciennes colonies, liés à l’Europe, ne sont pas toujours les mêmes d’une région à l’autre du continent, et surtout parce qu’à peine 10% de nos Etats jouissent d’une réelle autonomie politique et économique qui puissent leur permettre de ne défendre que les intérêts légitimes du continent.
L’assassinat du Frère Guide libyen, le Colonel Mouammar Kadhafi et la mauvaise gestion de la crise post électorale en Côte d’Ivoire, deux exemples d’incohérences, dans la manière d’agir de nos leaders, montrent bien, à travers l’UA, que les dirigeants africains divisés, préfèrent s’ériger en spectateurs de leur propre histoire au lieu d’en être les dignes acteurs. Pour exemple, la situation au Nord Mali et en Somalie révèle l’impuissance, voire la démission de l’Union africaine face aux problèmes qui minent le continent. Et comme le dit dans une réflexion, ALAIN FOUGUE TEDOM, Professeur des Relations Internationales et Stratégiques à l’université de Yaoundé II, « A partir de cette double incohérence, on peut légitimement s’interroger sur la crédibilité de l’UA à relever le défi de la renaissance africaine ».
En effet, l’Afrique du sud et le Nigeria, deux des principaux pays promoteurs de ce défi très important à relever qu’est la renaissance africaine, et par ailleurs candidats en course pour un éventuel siège au Conseil de sécurité de l’ONU, ont sabordé, par leur vote, la position commune de l’UA qu’ils avaient eux même, en tant que membre du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de cette même institution, contribué à prendre quelques jours auparavant. C’est inadmissible, Monsieur le Président et déshonorant, ce genre d’incohérences dans les actes des pays africains au plan diplomatiques dans les grandes instances internationales.
Comment est-ce possible que l’Afrique du sud qui avait voté on se rappelle, le 17 mars 2011 pour les frappes militaires en Libye était, depuis le 10 mars, membre influent du Comité ad hoc de l’UA, chargé de rechercher une solution pacifique à la crise, conformément à la position commune africaine. On peut aussi relever qu’après avoir voté la Résolution 1973, ces deux pays l’Afrique du et le Nigéria, qui ne partagent pas souvent les mêmes points de vue, tout comme le Gabon, n’ont pas été les premiers à reconnaître sur le continent, le Conseil National de Transition de la Libye (CNT).
Toutes ces contradictions et cacophonies diplomatiques, que nous dénonçons, ont eu pour conséquence notable, la marginalisation de l’UA, comme l’atteste son absence à Paris lors du sommet international du 19 mars 2011 sur la Libye. Sur cette question de l’UA face à la crise libyenne, le Professeur ALAIN FOUGUE TEDOM, conclut : « Il existe un fossé trop important entre les objectifs et les principes démocratiques de l’UA et la conviction, mesurable par des pratiques et actes, de la majorité de ses Etats membres ».
Le constat est que plus de cinquante ans après les indépendances, l’Afrique n’a pas encore réussi à se donner les moyens sa politique interne et une diplomatie opérationnelle, capable de prévenir et de gérer prioritairement les conflits sur le continent. Conséquence logique, l’impérialisme et le néocolonialisme, pourtant combattu par un flot de discours et de mots par certains d’entre vous, gagnent dangereusement du terrain en Afrique.
Jusqu’à présent, aucun chef d’Etat courageux du continent, n’est sorti, pour relayer les voix des peuples africains indignés du triste et honteux sort, réservé à Kadhafi et à Laurent Gbagbo. Tous observent, comme si les africains devaient toujours attendre, passivement, les décisions et les résolutions des Grandes puissances, alors que, les 54 Etats du continent, unis et solidaires, peuvent constituer une puissance politique et économique, certaine, pour la vraie renaissance de l’Afrique.
Monsieur le Président, la situation sociopolitique actuelle en Côte d’Ivoire, mérite une attention particulière de la part de l’UA qui a contribué, de par sa division et justement ses incohérences dans ses actes, à créer ce que nous voyons aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Il y a un adage qui dit qu’il vaut mieux prévenir que guérir.
Il est plus qu’impérieux et urgent de demander au pouvoir en place à Abidjan, d’engager par votre honorable médiation, un vrai dialogue politique, avec son opposition significative qui a des revendications légitimes. Revendications dont la plus importante est sans nul doute, la libération de Laurent Gbagbo, son épouse, son fils et ses collaborateurs. La réconciliation nationale en Côte d’Ivoire n’est pas possible sans Laurent Gbagbo et, l’UA a là, avec du recul, une occasion historique, de montrer sereinement dans l’union, à la face du monde, que son transfèrement à la Haye, n’était qu’une grosse erreur stratégique de certains de vos pairs et du pouvoir en sursis à Abidjan. Il faut tout simplement libérer Laurent Gbagbo. La paix en Côte d’Ivoire en dépend.
Ayant confiance en votre bienveillance, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de toute notre gratitude et de notre très haute considération.
Accra le 16 Septembre 2012
Par BEN ZAHOUI DEGBOU,
Géographe, Journaliste spécialiste de Géopolitique et de Médiation Institutionnelle





Portage samarbejde lanceret en fælles del af pakken. Samlet set skal adlib tages hensyn til den oprindelige
Hebreux ou juif de merde, tais-toi car tu es un usurpateur..Fais attention aux pseudo que tu prends….Cela dit, sache que le PR GBAGBO non seulement présidait, mais il gouvernait également. Je te rappelle qu’il a fait 10 ans au pouvoir malgré toutes les animosités ( une horde de rebelles ayant divisé le pays en 2, la force licorne toujours dans les rues cherchant à casser du GBAGBO,l’ONUCI, un gouvernement d’union de crabes et de serpents, des navires de guerres américains et français au large d’Abidjan guettant tout sur le pays, des ministres rdr et pdci qui sabotaient son travail, la pays ne bénéficiait plus d’aide consistante de l’extérieur, etc…). Malgré tout cela, le pays etait resté solide dans ses fondamentaux économiques, la vie socio-politique était apaisée et le label CI s’était retrouvé rehaussé par l’esprit d’initiative et de génie de l’ Ivoirien. Sais-tu que c’est sous GBAGBO que le pays a participé à son 1er mondial de foot ? Sais-tu que l’art avait atteint ses lettres de noblesse ? Ca c’est l’esprit GBAGBO, un esprit de gagneur. Malgré toutes les vissicitudes d’alors. Sous Ouattara qui a tous ” les soutiens ” de la communauté internationale, qu’est ce qu’on voit ????????????? Du bidon après 2 ans de ” règne “. C’est ça qui est la vérité…
Mais qu’est ce qu’ils ont tous ces hommes de GBAGBO? Mais cela ne m’étonnes pas de leur part. Ils ressemblent tous à leur mentor. Oui comme lui ils n’ont que la paix et la négociation sur leurs lèvres. Dépuis 2002; leur mentor l’a fait conclusion; il s’est retrouvé à la CPI. Sachez messieurs que cet homme qui est assis dépuis le 11 Avril 2011; gouverne. Mon Dieu me disait en 2010 que GBAGBO présidait mais ne gouvernait pas. Et dépuis 2002; il l’a montré à la face du monde qu’il présidait vraiment la Côte d’Ivoire. Car gouverner un pays c’est frapper et corriger durement ceux ou celles qui dérivent. Comment pouviez- vous comprendre que le Roi se laisse insulter; laver dans la boue et injurer par ses adversaires politiques et souvent même par des sois disants journalistes. Cette verge qui nous est imposée aujourd’hui est en train de montrer aux éburniens ce que doit être un Roi. Un Roi ne fais pas que être roi mais il règne avec autorité sur son peuple. Souffrez les légeretés de GBAGBO et taisez- vous s’il vous plaît si comme lui vous nous présentez des légeretés pendant que le véritable peuple d’Eburnie souffre et meurt sous les coups du gouverneur qui nous a été imposé. Oui taisez- vous et attendons la main droite de Dieu qui n’est point trop courte pour nous sauver.
AVEC DES BOUTS DE FROMAGE ET DE PAIN PAR-CI, PAR-LA, POUR UN INTERET EGOÏSTE de certains responsables africains, COMMENT VOULEZ-VOUS QUE LES RESPONSABLES DES 54 NATIONS ELEVENT LA VOIX ?
C’EST TRISTE DE DIRE CELA MAIS C’EST LA REALITE.
IL EST TEMPS DE CREER ” LA REALITE D’INTERET AFRICAIN ” BENEFICIANT AUX AFRICAINS D’ABORD ( en sont exclus les intérêts égoïstes )
A dire qu’un homme de cette valeur est en exil à cause d’Alassane, malheureusement il n’est pas le seul ivoirien dans cette humiliation.
Popily, ce que tu ignores,c’est que le régime de Gbagbo était en train de faire partir ( lentement mais sûrement et définitivement -en tout cas dans la douceur ) ce 43ème Bima de merde et d’occupation.Et c’est tout cet affranchissment voulu par lui et tout un peuple patriotique qui lui a valu d’être éjecté du pouvoir par la France de Sarkozy.Tu me diras ” oui il a eu 10 ans pour le faire ! “. Oui c’est cela la marque de Gbagbo et de tous les Démocrates : le dialoge et les compromis, car il faut penser à l’avenir, il ne faut surtout pas brusquer les choses…Oui, ces accords de dépense existaient quand la CI était attaquée en 2002 par des rebelles venus du Nord avec l’aide du BF.Cette armée d’occupation a fermé les yeux. La suite, tu la connaîs : 2011 a parachévé ce que 2002 a commencé.Aujour’hui, Ouattara a installé un véritable pouvoir autocratique et repressif en CI. Le peuple dans sa majorité subit et reste indifférent à ses actions. Conséquence : la réconciliation est en panne, la vie devient de plus en plus invivable dans notre pays, l’opposion est musélée, tout se complique pour Ouattara qui se sent obligé de suivre les traces de GBAGBO ( en Chine, Iran, etc…), les maîtres d’hier ( usa, France,etc…) donne de la voix pour ” tirer les oreilles ” de l’élève qui est dans les cordes et aux abois..Et pour ne rien arranger, à cause de la crise au Mali, des actions terroristes d’envergure sont à nos portes (dixit les portes-voix d’Ansar ardine et autres mouvements qui annoncent que s’il ya attaque de leurs bases, les pays qui auront fourni des contingents subiront des répresailles…). Et cela à cause de décisions aléatoires et inconséquentes de nos dirigeants qui reçoivent tout de l’extérieur. M Ouattara, tout comme nombre de ses homologues de l’UA montrent leurs carences en politique et leur incapacité à sortir l’Afrique de cette léthargie…GBAGBO les avait prevenus…La Lettre de BEN ZAHOUI est très explicite et ne pas la juger à sa juste valeur relève d’une cécité intellectuelle criarde.
la cote d’ivoire a signe les accords de defense avec la france depuis les annees 1960,Gbagbo le nationaliste de circonstance durant ses ennuyeux 10 ans de regne n’a pas rompu voir meme revise lesdits accords…et aujourd’hui d’ou sors-tu avec ton :la cote d’ivoire occupee depuis 17 mois par l’armee francaise?le 43e bima qe vs avez trouve et laisse est tjrs la…peut-etre c’est l’exile ben zahoui qui vs fait perdre la boussole,rentrez chez vs cher monsieur vs n’avez pas le sang sur vos mains
Cher ami Ben
ces présidents à qui tu écris ne pourrons jamais te donner satisfactions. ils sont à la solde de la France et de Ouiattarra